fbpx

Le kaba ngondo: une vraie tenue africaine

kaba etoile - vêtement africain a montréal et au canada - mode africaine canada - africtudes

De nos origines africaines plus précisément au Cameroun.

LE KABA NGONDO est un vêtement traditionnel qui se décline en différents styles et couleurs; et se porte en des occasions très diverses .

Mais qu’est-ce au juste le kaba-ngondo ?

Une tenue féminine très prisée, longue robe très seyante et
élégante. Grâce à sa popularité le kaba est non seulement la tenue officielle du ngondo depuis les assises qui ont donné lieu à la fête, Ceci au même titre que le Sandja. Mais avant que le kaba-ngondo ne
parvienne à cet étape, il connu une certaine évolution. Avant l’arrivée des missionnaires, les duala arboraient la plupart des coutumes locales y compris la nudité. Après l’arrivée de ceux-ci en 1843, vu
l’embarras des épouses des missionnaires face aux jeunes filles se mouvant peu couvertes devant leurs époux, il a été inculqué rapidement aux femmes que seule une tenue décente plaisait au Seigneur. C’est
ainsi que celle-ci commence à se couvrir d’une couverture qu’elles appellent «Kaba». Une déformation du mot « cover » en français « couvertures ».

Le kaba comme grand sac avec des ouvertures pour la tête et les bras
un vêtement à la mode,

Ces jeunes femmes apprennent par la suite les arts ménagers et la couture de Hélène saker et au même moment où la mode victorienne bat son plein , les autochtones commencent à créer, tailler et coudre leurs propres « couvertures ». Peu à peu elles mettent en pratique leur sens du goût et du style en le transformant en un vêtement sophistiqué. Au milieu des années 1940, seules les femmes âgées peuvent le mettre non seulement en signe de maturité mais aussi de prestige . Les deux décennies qui
ont suivi l’indépendance étaient plutôt sombres.

Le kaba ngondo avait sa place au fond des placards, portés
pour les travaux ménagers ou champêtres ou encore uniquement réservés pour les obsèques .

Les jeunes filles le trouvant réservé aux grand-mères . A partir de 1980, la tendance est renversée par les couturiers qui créent ainsi le mini-kaba. Et dans les années 90, des stylistes exploitent cette tendance. C’est le cas de la camerounaise Ly Dumas, qui fût le première à exporter le vêtement. Même des événements se sont créés autour du vêtement. L’on peut parler du festival annuel « Lambo la Tiki » qui permet à de jeunes créateurs de relooker à chaque édition le kaba ngondo classique le rendant ainsi
approprié pour plusieurs occasions.

De nos jours le kaba s’est encore transformé avec l’adaptation de vêtements classiques et occidentaux.

On n’est donc plus étonné de voir dans nos rues des kaba-ngondo à manches de chemises, à ceinture
ou encore portés avec des collants.